Point de vue: Des groupes ont réussi à arrêter le pâturage et le brûlage dans la zone de gestion de la faune d’Elkhorn

Un tribunal de district fédéral a statué en faveur de l’Alliance for the Wild Rockies and Native Ecosystems Council dans un procès visant à forcer le Bureau of Land Management (BLM) à effectuer une analyse environnementale adéquate avant de paître et de brûler dans la zone d’acquisition de Iron Mask de ​​les monts Elkhorn.

L’ordonnance du 14 mars de la Cour rend obligatoire une analyse supplémentaire, comme l’exige la loi sur la politique environnementale nationale, et oblige l’agence à analyser si les clôtures et les aménagements hydrauliques existants installés par l’agence pour le pâturage du bétail doivent être supprimés.

C’est une victoire importante. L’ordonnance de la Cour signifie que si le BLM veut reconsidérer les plans de pâturage du bétail dans cette zone cruciale de gestion de la faune, il doit analyser les effets cumulatifs que le pâturage, les clôtures et les aménagements d’eau pour le bétail auront sur la faune. Considérant qu’il s’agit de terres que les contribuables fédéraux ont spécifiquement achetées pour l’habitat faunique, la décision est plus que justifiée.

La décision de pâturage 2020 du BLM a autorisé la construction d’exclusions riveraines, les aménagements hydrauliques et la construction de cinq milles de nouvelles clôtures. Les clôtures, cependant, présentent de nombreux dangers pour la faune, notamment en raison de l’enchevêtrement et du blocage des mouvements. Étant donné que la clôture a été installée dans le cadre d’une analyse environnementale que le tribunal a jugée illégale, nous croyons toujours qu’elle devrait être enlevée.

Les réservoirs surélevés utilisés pour les aménagements d’eau pour le bétail représentent également un danger important pour les oiseaux, car lorsqu’ils entrent à l’intérieur pour boire de l’eau, ils ne peuvent pas en ressortir et se noyer. Étant donné que les États-Unis comptent aujourd’hui trois milliards d’oiseaux chanteurs de moins qu’il y a 50 ans, ces aménagements hydrauliques pour le bétail constituent un énorme danger permanent et inutile pour la population d’oiseaux chanteurs en déclin rapide du pays.

Pour aggraver les choses, les aménagements hydrauliques drainent les sources naturelles, les détruisant ainsi et empêchant l’utilisation par la faune pour laquelle le public a acheté cette zone. Par exemple, le tétras à queue fine et les dindons sauvages utilisent des sources naturelles comme source d’eau, mais ils ne sauteront pas dans les réservoirs de stockage. Ainsi, pour ces espèces indigènes importantes, l’installation de réservoirs détruit une partie essentielle de leur habitat.

Les montagnes Elkhorn de 300 000 acres ne sont pas seulement très prisées pour leur habitat faunique, elles sont désignées par le gouvernement fédéral pour donner la priorité aux avantages pour la faune par-dessus toutes les autres utilisations dans toutes les décisions de gestion. Comme la Cour l’a conclu, cela n’a pas été le cas dans la région du masque de fer. Il s’agit simplement de la dernière tentative du BLM de gérer des terres publiques essentielles au profit du pâturage privé à but lucratif, malgré le fait que cela nuira à la faune des monts Elkhorn.

Comme de nombreux Montanais le savent, les Elkhorns contiennent l’un des districts de chasse les plus recherchés de tout le pays. Chaque année, plus de 7 000 chasseurs se présentent pour les 110 étiquettes de wapitis convoitées de l’Elkhorn, ce qui réduit considérablement les chances d’obtenir un permis pour chasser l’ensemble du wapiti mâle trophée.

Nous avons gagné nos procès sur le fond. Bien que la Cour ait précédemment ordonné au BLM d’analyser les impacts cumulatifs du pâturage du bétail sur la zone, l’agence ne l’a pas fait et a déclaré qu’elle n’envisageait pas de retirer les clôtures qu’elle avait installées illégalement.

Étant donné que la Cour a statué que le bétail ne peut pas être pâturé jusqu’à ce que l’agence effectue une nouvelle analyse des effets cumulatifs sur la faune, nous espérons toujours que les clôtures seront finalement supprimées et que la zone sera effectivement gérée pour la faune, ce qui est son objectif principal.

Contexte

Mars 2018 – L’Alliance for the Wild Rockies and Native Ecosystems Council dépose une contestation devant la Cour fédérale pour arrêter le plan du Bureau of Land Management (BLM) visant à brûler l’habitat de l’armoise et du genévrier dans la région de Iron Mask dans les montagnes Elkhorn près de Canyon Ferry Reservoir, sud-ouest de Townsend, Montana.

Mars 2019 – Un tribunal de district fédéral ordonne l’arrêt du projet parce que l’agence n’a pas analysé les impacts cumulatifs du projet sur la faune. L’agence fédérale émet alors une « évaluation environnementale supplémentaire » mais ne se conforme pas à l’ordonnance de la Cour d’analyser les impacts cumulatifs du projet sur la faune.

Février 2020 – Les groupes de conservation déposent une autre plainte contre l’agence demandant à la Cour d’empêcher immédiatement le BLM de brûler illégalement de l’armoise et du genévrier.

Juillet 2020 – Le juge magistrat des États-Unis Timothy Cavan se prononce en faveur des groupes de conservation, mais lors du litige de 2020, le BLM a signé une deuxième décision autorisant le pâturage du bétail pour la région de Iron Mask sur la base de l’évaluation environnementale supplémentaire illégale.

Veuillez envisager de nous aider à protéger l’habitat naturel et les écosystèmes cruciaux et en déclin pour les espèces indigènes.

Mike Garrity est le directeur général de l’Alliance for the Wild Rockies.

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