Expliqué : Qu’est-ce que la technologie d’édition du génome et en quoi est-elle différente de la technologie GM ?

Mercredi, le gouvernement central a ouvert la voie à une introduction facile de cultures modifiées du génome. Le gouvernement a clairement distingué ces cultures des cultures génétiquement modifiées et a prescrit des normes relativement plus simples pour leur introduction. L’express indien explique ce qu’est l’édition du génome et en quoi elle diffère des cultures génétiquement modifiées.

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Qu’est-ce que l’édition du génome ?

Il y a dix ans, des scientifiques allemands et américains ont découvert une technique qui leur permettait de “couper” des brins d’ADN et de modifier des gènes. Pour les agronomes, ce processus leur a permis d’apporter les changements souhaités dans le génome en utilisant la nucléase dirigée (SDN) ou la nucléase spécifique de séquence (SSN). La nucléase est une enzyme qui clive l’acide nucléique – la pierre angulaire du matériel génétique.

La recherche avancée a permis aux scientifiques de développer des systèmes basés sur des protéines associées à des répétitions palindromiques regroupées régulièrement espacées (CRISPR) hautement efficaces. Ce système permet une intervention ciblée sur la séquence du génome. Cet outil a ouvert diverses possibilités dans la sélection végétale. Grâce à cet outil, les scientifiques agricoles peuvent désormais modifier le génome pour insérer des traits spécifiques dans la séquence génétique. Selon la nature de la vérification effectuée, le processus est divisé en trois catégories : SDN 1, SDN 2 et SDN 3.

SDN1 introduit des changements dans l’ADN du génome de l’hôte par de petites insertions/délétions sans introduction de matériel génétique étranger. Dans le cas du SDN 2, la modification implique l’utilisation d’un petit modèle d’ADN pour générer des modifications spécifiques. Ces deux processus n’impliquent pas de matériel génétique étranger et le résultat final est indiscernable des variétés de cultures sélectionnées de manière conventionnelle. D’autre part, le processus SDN3 implique des éléments d’ADN plus grands ou des gènes complets d’origine étrangère, ce qui le rend similaire au développement d’organismes génétiquement modifiés (OGM).

En quoi l’édition de gènes est-elle différente du développement d’OGM ?

Organismes génétiquement modifiés (OGM) implique la modification du matériel génétique de l’hôte par l’introduction d’un matériel génétique étranger. Dans le cas de l’agriculture, les bactéries du sol sont la meilleure source d’extraction de ces gènes qui sont ensuite insérés dans le génome de l’hôte par génie génétique. Par exemple, dans le cas du coton, l’introduction des gènes cry1Ac et cry2Ab extraits de la bactérie du sol Bacillus Thuringiensis (BT) permet au cotonnier natif de générer des endotoxines pour lutter naturellement contre le ver rose de la capsule. BT Cotton utilise cet avantage pour aider les agriculteurs à lutter naturellement contre le ver rose de la capsule qui est le ravageur le plus courant chez les producteurs de coton.

La différence fondamentale entre l’édition du génome et le génie génétique est que si la première n’implique pas l’introduction de matériel génétique étranger, la seconde le fait. Dans le cas de l’agriculture, les deux techniques visent à générer des variantes plus productives et plus résistantes aux stress biotiques et abiotiques. Avant l’avènement du génie génétique, une telle amélioration des variétés se faisait par sélection sélective qui impliquait de croiser soigneusement des plantes avec des traits spécifiques pour produire le trait désiré dans la progéniture. Le génie génétique a non seulement rendu ce travail plus précis, mais a également permis aux scientifiques d’avoir un meilleur contrôle sur le développement des traits.

Quels sont les problèmes réglementaires qui ont empêché une adoption plus large de cette technique ?

Partout dans le monde, les cultures GM ont fait l’objet de débats, de nombreux écologistes s’y opposant pour des raisons de sécurité biologique et de données incomplètes. En Inde, l’introduction de cultures GM est un processus laborieux qui implique plusieurs niveaux de contrôles. Le comité d’évaluation du génie génétique (GEAC), un comité de haut niveau relevant du ministère de l’environnement, des forêts et du changement climatique, est l’organisme de réglementation pour l’introduction de tout matériel génétiquement modifié et, en cas d’essais multiples sur le terrain en agriculture, des données sur la biosécurité et d’autres informations sont nécessaires. pour obtenir le feu vert avant la commercialisation de toute culture GM. Jusqu’à présent, la seule culture qui a franchi la bureaucratie réglementaire est le coton Bt.

Les scientifiques indiens et du monde entier n’ont pas tardé à tracer la ligne entre les cultures GM et les cultures modifiées au génome. Ces derniers, ont-ils souligné, ne contiennent aucun matériel génétique étranger, ce qui les rend impossibles à distinguer des hybrides traditionnels. À l’échelle mondiale, les pays de l’Union européenne ont mis entre parenthèses les cultures modifiées du génome avec les cultures GM. Des pays comme l’Argentine, Israël, les États-Unis, le Canada, etc. ont des réglementations libérales pour les cultures modifiées du génome.

L’année dernière, un groupe d’éminents scientifiques agricoles avaient écrit au Premier ministre Narendra Modi pour exprimer leur inquiétude au sujet de ce qu’ils disaient être une décision de mettre la question des cultures modifiées du génome en veilleuse. À l’époque, le gouvernement central avait invité les États et les territoires de l’Union à formuler des suggestions et à s’opposer à la question et avait suspendu les essais sur le terrain de ces cultures. Les signataires, dont beaucoup étaient des lauréats Padma, avaient catégoriquement déclaré que les variantes développées par les techniques SDN1 et SDN2 n’avaient pas d’ADN extraterrestre et, en tant que telles, pouvaient être traitées comme d’autres hybrides.

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Qu’a décidé le gouvernement ?

Mercredi, le ministère de l’Environnement a mis un terme au sujet en publiant de nouvelles directives. La notification de mercredi a exempté les genmoe SDN 1 et SDN 2 de la même chose et s’appuierait plutôt sur les rapports du Comité institutionnel de biosécurité pour exclure le matériel génétique exogène.

Les comités institutionnels de biosécurité sont des comités d’experts constitués en vertu de la Loi sur la recherche et la dissémination de matériel génétiquement modifié. Ces comités seraient désormais chargés de certifier que la culture modifiée du génome est dépourvue de tout ADN étranger. Ce serait un processus moins fastidieux et chronophage pour la diffusion commerciale des cultures modifiées du génome.

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