Les cabanes à sucre du Québec, fermées depuis deux ans de la pandémie de COVID-19, reprennent le cours des choses

Pierre Faucher, propriétaire de La Sucrerie de la Montagne, goûte quelques-uns des premiers passages de la cabane à sucre de la saison à Rigaud, au Québec.Photographie par Christinne Muschi / The Globe and Mail

La Sucrerie de la Montagne, une cabane à sucre située à environ 70 kilomètres à l’ouest de Montréal, a rouvert au public après avoir été fermée pendant deux ans en raison de la pandémie.

Le propriétaire Pierre Faucher se souvient avoir fermé le 15 mars 2020, juste au début de la saison du sirop d’érable.

“Je n’aurais jamais pensé que je manquerais une saison des sucres”, déclare M. Faucher, qui a repris une petite ferme acéricole il y a 45 ans et l’a bâtie pour créer ce qu’il appelle une expérience canadienne distinctive : un endroit pour mettre en valeur les façons traditionnelles de faire du sirop d’érable, ainsi que la musique et la nourriture québécoises, dont les visiteurs viennent de partout le monde pour en profiter.

La première année de la pandémie “nous a mis KO”, a déclaré M. dit Faucher. Sans les 35 000 invités qui auraient visité plus de deux mois, “nous nous sommes retrouvés avec de la nourriture dans nos réfrigérateurs”, dit-il, ajoutant qu’ils en ont donné une grande partie.

L’an dernier, la cabane à sucre s’est mise à livrer des boîtes de nourriture à domicile. Chacun comprenait de la soupe aux pois, du pain maison, du jambon glacé à l’érable, de la saucisse de campagne, du pâté à la viande, des boulettes de viande, des haricots, du soufflé, des crêpes et de la tarte au sucre.

Ils ont fabriqué environ 3 000 boîtes desservant quatre personnes chacune, soit seulement un tiers de leur activité régulière. Mais ils étaient reconnaissants envers les clients réguliers qui les soutenaient.

Aussi difficiles que les deux dernières années aient été financièrement, M. Faucher voit le côté positif. La pandémie a rapproché sa famille. “Alors que la plupart des gens étaient enfermés, nous courions dans les bois pour fabriquer du sirop d’érable”, dit-il.

Il se souvient que sa petite-fille de 10 ans lui avait dit que normalement pendant la saison du sirop d’érable, elle ne le voyait que pour dire bonjour, mais maintenant ils étaient ensemble tout le temps, récoltant le sirop en famille.

Alors que le gouvernement du Québec a finalement levé la plupart des mesures de santé publique associées à la COVID-19, la cabane à sucre et son restaurant ont pu ouvrir en mars. Maintenant, le problème est le manque de personnel.

“Normalement, nous embauchons 120 personnes”, précise M. Faucher. « Cette année, nous en avons 30. ″

Ils ne peuvent gérer qu’entre 650 et 700 visiteurs par jour alors qu’ils pouvaient généralement en gérer 1 700.

Hormis ces problèmes, la saison s’annonce prometteuse. Ils ont commencé à faire bouillir le sirop d’érable le 18 mars et, avec des journées chaudes et des nuits froides, c’est un bon début.

Le Québec est le chef de file mondial de la production annuelle de sirop d’érable, représentant plus de 70 % de l’approvisionnement mondial.

Environ 40 litres d’eau d’érable produiront un litre de sirop et chaque arbre produit en moyenne un litre de sirop par an.

Monsieur. Faucher dit que c’est formidable de revoir des visiteurs et de leur offrir l’expérience de la cabane à sucre.

“En français, nous disons les trouvailles», dit-il, luttant pour la traduction anglaise. “Quelque part entre le fait d’être agréable à redécouvrir et de reconnaître nos amis que nous n’avons pas vus depuis un moment.”

En gros, dit-il, “C’est juste agréable d’être de retour.”

Claude Guignard récolte la sève d’un des arbres les plus anciens et prélève la sève d’un seau. L’érable moyen produit suffisamment de sève par an pour faire un litre de sirop.


Simon Rozon, siropier vétéran depuis 30 ans, ajoute du bois au poêle. Cette saison, la cabane à sucre compte le quart de son effectif habituel, elle ne peut donc gérer qu’environ 650 à 700 visiteurs quotidiens au lieu de 1 700.

De la tire d’érable est versée aux visiteurs sur un lit de neige. La Sucrerie de la Montagne est fière de ses techniques traditionnelles de fabrication du sirop d’érable.


Quelques attraits de la cabane : Lisa Marie Morini, 11 mois, danse sur de la musique traditionnelle québécoise ; des chariots tirés par des chevaux font le tour de la propriété ; Monsieur. Faucher discute avec les convives. Monsieur. Faucher dit que c’est gratifiant de revoir les gens.


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